18/09/2009
LES TESTS ADN : Injustice ou Nécessité
Dans sa lutte contre l’immigration clandestine sans réellement atteindre ses objectifs, un « Brillant ??? » député d’extrême droit, Thierry Mariani, a eu l’idée d’introduire un amendement pourtant l’obligation pour les candidats au regroupement familial de subir des tests ADN. Amendement présenté lors de l’examen du projet de Loi sur l’immigration du vaillant et fidèle ami du président de la République, je veux nommer Brice Hortefeux, à l’époque Ministre de l’immigration de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Co-Développement.
Selon le contenu de cet amendement, le Test serait volontaire et le demandeur devrait en supporter le coût évolué, dans l’Hexagone, à 1000€, en zone Franc CFA cela représenterait 650.000 F Cfa. Plus d’un demi-million de Franc. Cette somme n’est pas à la portée de tout le monde connaissant les grosses difficultés de chaque citoyen africain dont son souci premier est entre autre subvenir à ses besoins primaux. Donc impossible pour le candidat de réunir cette somme. A l’époque, et selon ce même député Mariani, la France ne ferait ainsi que suivre l’exemple de onze autres pays européens.
Sommes-nous obligés de s’aligner sur ce que font nos voisins par exemple ?
D’abord il faut se poser la question sur l’utilité d’une telle Loi sur presque tous les plans : Politique – Economique – Moral et Etique. C’est vrai que la France baigne dans L’Union Européenne, mais dans chaque pays cohabite différentes Nations – Différents peuples venus je vous rappelle contribuer à l’essor surtout économique du pays accueillant.
Dès son adoption, cette proposition a soulevé de vives réactions au sein de la classe politique et du monde associatif. Après de tumultes tractations, ce Projet de Loi est modifié par le Sénat. Ainsi nous avons ci-dessous l’article très controversé:
Article 5 bis
I. - L'article L. 111-6 du même code est complété par neuf alinéas ainsi rédigés :
« Le demandeur d'un visa pour un séjour de longue durée supérieure à trois mois, ou son représentant légal, ressortissant d'un pays dans lequel l'état civil présente des carences peut, en cas d'inexistence de l'acte de l'état civil ou lorsqu'il a été informé par les agents diplomatiques ou consulaires de l'existence d'un doute sérieux sur l'authenticité de celui-ci, qui n'a pu être levé par la possession d'état telle que définie à l'article 311-1 du même code, demander que son identification par ses empreintes génétiques soit recherchée afin d'apporter un élément de preuve d'une filiation déclarée avec la mère du demandeur de visa. Le consentement des personnes dont l'identification est ainsi recherchée doit être préalablement et expressément recueilli. Une information appropriée quant à la portée et aux conséquences d'une telle mesure leur est délivrée.
Pour se faire, il faut que :
« Les agents diplomatiques ou consulaires saisissent sans délai le tribunal de grande instance de Nantes, pour qu'il statue, après toutes investigations utiles et un débat contradictoire, sur la nécessité de faire procéder à une telle identification.
« Si le tribunal estime la mesure d'identification nécessaire, il désigne une personne chargée de la mettre en œuvre parmi les personnes habilitées dans les conditions prévues au dernier alinéa.
« La décision du tribunal et, le cas échéant, les conclusions des analyses d'identification autorisées par celui-ci sont communiquées aux agents diplomatiques ou consulaires. Ces analyses sont réalisées aux frais de l'État.
Depuis son adoption, le décret d’application n’a pas été signé. Pour la simple et bonne raison des changements ou des remaniements ministériels constatés depuis.
Au lieu de terminer son boulot, l’ancien Ministre de l’immigration, Brice Hortefeux, a préféré quitter ce poste afin de laisser ses collègues endossés cette lourde charge Morale et Etique.
Quelle lâcheté !
Quand on sème la tempête, il faut la récolter. Cela s’appelle avoir le sens du devoir et des responsabilités.
Promu Ministre de l’immigration, Eric Besson avait la charge de terminer le sale boulot de son collègue embarrassant et encombrant. Socialiste de base et Fidèle aux idées socialistes toujours, il lui ait difficile malgré son changement de parti de signer ce maudit décret dépourvu de bon sens au vu et su des valeurs de la République.
A mon sens, il a fait un très bon choix, en annonçant dimanche qu'il ne signerait pas le décret d'application de la loi sur les tests ADN pour le regroupement familial. Il a affirmé qu'il n'était pas "en mesure" de "respecter l'esprit et la lettre de la loi".
"Je ne signerai pas ce décret d'application pour une raison simple. Je ne suis pas en mesure dans les délais impartis par la loi, 31 décembre 2009, de respecter l'esprit et la lettre de la loi", a expliqué Eric Besson à la radio
"Le législateur a émis tellement de contraintes que le décret d'application n'est pas possible en l'état", a-t-il ajouté, expliquant notamment que les "consulats (français à l'étranger) ne sont pas équipés pour ces empreintes génétiques".
Depuis cette annonce, les Tests ADN fichent la trouille et sème la zizanie au sein de la majorité et plus particulièrement au chef de file des députés UMP, Jean François Copé
Il ne sait plus où se donner la tête. Furieux mais impuissant face à la réaction de Besson, Copé n’a que ses yeux pour pleurer dans son âme. D’ailleurs au tout début, cela bloquait partout. La preuve, Fadela Amara l’avait qualifié de « Dégueulasse » et pour couronner tout, la Première Dame Carla Bruni Sarkozy disait dans Elle, son journal Officiel avant de monter sur la scène du Zénith pour le concert dirigé contre la Loi et organisé par SOS Racisme, je cite « Je déteste le Tri qu’implique l’immigration choisie »
Eric Besson était sûr qu’en refusant de signer ce fichu décret, il ne serait pas inquiété. La preuve le Président de la République, Nicolas Sarkozy a affirmé que "tout le monde sait que les tests ADN ne servent à rien", lors d'une rencontre à l'Elysée avec les députés UMP, ont rapporté plusieurs participants à cette réunion. "Cette affaire de tests ADN a été la première grosse polémique de mon quinquennat", à l'automne 2007, a déclaré le président de la République avant d'ajouter: "on a été très maladroits, les tests ADN sont venus sans préparation, on n'a rien expliqué et ça a explosé" à l'époque. "Tout le monde sait que les tests ADN ne servent à rien. Du coup, ça a créé un trouble. Cette histoire est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire".
Je doute de la sincérité de Sarkozy sur ces propos, car il ne sert à rien de refouler la patate chaude à ses ministres inexistants sur la scène politique française puisque c’est lui-même responsable de la politique actuelle du gouvernement. En disant ces propos, le Président de la République se montre aux yeux de l’opinion comme le Parfait et Innocent Président. C’est totalement faux et mensonger.
C’est à lui d’endosser l’entière responsabilité. En tout cas, il ne faut pas se leurrer, nous ne sommes plus dans un régime Parlementaire, mais plutôt dans un régime Présidentiel. Régime où le chef de l’Etat est à la fois, le pouvoir exécutif – législatif et voire même judiciaire.
Pourquoi le Président de la République Monsieur Sarkozy fait-il fausse route à ses députés ?
Je vous le rappelle que certains députés de la majorité avaient subis des pressions s’ils ne votaient pas cette Loi. J’aurai bien aimé avoir ou lire ça et là cette volte face du Président. En tout cela devrait être un sentiment d’amertume – de colère voire même de trahison de la part du Président. Qu’a servi le vote des députés pour cette Loi ? Absolument Rien.
Lamine
20:45 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/08/2009
A VOTRE AIMABLE ATTENTION...
« A VOTRE AIMABLE ATTENTION.
Nous avons le plaisir de vous annoncez que vous êtes l'un des heureux gagnants de la promotion COCA COL A portant sur les adresses émail des internautes. La valeur totale en jeu est de 50.000.000€.Cependant les résultats ont été libérés aujourd'hui et votre émail attaché au nombre de billet (7PUY2009) et au nombre de vote (BT : 12052009/30) vous fait gagner 100.000€. . Par ailleurs si vous êtes dans l'impossibilité d'effectuer le déplacement (Où ? Absence de lieu, pas très net. Si c’était une annonce sérieuse, il y aurait l’adresse du Lieu et la personne à contacter) alors le paiement de votre gain se fera sur présentation d'un acte judiciaire de bénéficiaire de fonds établi sur la requête d'un avocat et pour cela, vous devez tout simplement prendre contact en toute urgence avec l'avocat qui a supervisé la tombola dont voici les coordonnées :
Maître PASCAL TALON
Email : maitrepascaltalon@live.fr »
MONIQUE TRY, DIRECTRICE DES Opérations Compagnie COCA COLA.
All Rights Reserved Terms of service-guieline
Si vous avait reçu ce message ou pour celles ou ceux qui n’ont pas encore reçu ce message, sachez le que c’est une simple et débile ARNAQUE formulée par certaines personnes basées entre autre en COTE D’IVOIRE ou au BENIN….
Lamine
11:31 Publié dans Scandaleux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/08/2009
Les parents ont-ils démissionné dans l’éducation de leurs enfants face aux TIC, les nouvelles Technologies de l’Information et de la Com?
Enseignant-chercheur au département de sociologie à l'UCAD, Université Cheickh Anta Diop, Souleymane Gomis, nous livre ci-dessous son analyse.
Le Soleil : « Face à l’émergence des nouveaux outils d’éducation comme les technologies de l’information et de la communication, les parents ont-ils démissionné dans l’éducation de leurs enfants ? »
Souleymane Gomis : " Les instances fondamentales de l’éducation des enfants, ce sont d’abord la famille et l’école. La famille, c’est d’abord les parents biologiques et les parents sociaux, c’est-à-dire toute la famille élargie et l’environnement dans lequel il évolue. L’autre instance déterminante, c’est l’école qui est caractérisée par plusieurs facteurs. Il s’agit des enseignants qui sont les principaux acteurs de l’école. Il y a aussi les élèves eux-mêmes, ensuite les parents d’élèves par le canal de l’association des parents d’élèves et le personnel administratif et technique. Quelles que soient les nouvelles instances éducatives, les nouveaux acteurs d’éducation, la famille reste l’instance déterminante de l’éducation de l’enfant. Personne ne peut enlever aux parents leurs droits d’éducation de leurs enfants. Souvent, j’entends des journalistes parler de démission des parents envers leurs enfants. Je pense que c’est se tromper lourdement. Il n’est pas dit que les parents sont restés tels qu’ils étaient, il y a de cela 50 ans, mais il y a des évolutions que l’on note dans les sociétés. Les sociétés ne sont pas figées. Ce sont des sociétés qui évoluent et intègrent de nouveaux outils d’éducation dans leur processus d’éducation. Aucun parent ne peut démissionner. Avant d’être enseignant, on est avant tout un parent d’élève. Vous dites que les parents n’ont pas démissionné."
Le Soleil : « Pourtant les enfants s’ouvrent de plus en plus aux nouveaux outils d’éducation… »
Souleymane Gomis : " Tant mieux que les enfants s’ouvrent à d’autres instances d’éducation. Qu’ils utilisent de nouveaux outils pour s’auto-éduquer. Je m’intéresse au champ de l’apprentissage de la formation de l’individu et de sa socialisation. Il
n’est pas dit que l’instance familiale recouvre à elle seule tous les outils d’éducation, tout ce qui est nécessaire pour qu’un homme soit utile, pleinement formé. Que les enfants ou d’autres acteurs orientent les enfants vers ces instances en utilisant de nouveaux outils pour les former, je dirai tant mieux. Cela ne fait que participer à une très bonne évolution des sociétés. Il y a de cela 30 ans, un étudiant pour taper son mémoire est obligé de se rabattre sur des secrétaires qui avaient des machines à taper. Parce qu’il ne savait pas utiliser ni une machine à taper encore moins un ordinateur. Aujourd’hui, sur 50 étudiants, je peux dire que 49 utilisent un ordinateur pour taper eux-mêmes leur mémoire. Est-ce qu’on doit leur dire : vous êtes étudiant, vous ne devez pas toucher à l’ordinateur. En utilisant l’ordinateur, vous allez accéder à des sites interdits ? Non. Je crois qu’il faut allier les nouvelles technologies aux formes éthiques d’éducation : les valeurs qui font que notre société reste ce qu’elle est. Une société très respectueuse des valeurs traditionnelles. Une société très respectueuse de l’homme et qui est également respectée. Nous avons des comportements très pudiques qui font que les gens nous respectent et nous respectons les autres."
Le Soleil : « Que faire pour réussir l’ouverture et l’enracinement aux valeurs traditionnelles ? »
Souleymane Gomis : « En alliant l’éducation éthique des valeurs traditionnelles et les nouvelles technologies. Il faut instruire nos enfants à faire un bon usage des nouvelles technologies. Même dans les pays occidentaux, il y a des verrouillages qui sont faits dans les familles pour que les enfants n’accèdent pas à des sites pornographiques. Ça se fait. Demander à un informaticien de verrouiller tous les sites qui peuvent détruire la conscience de votre enfant ou le détourner à d’autres fins, c’est simple. Il faut pousser l’enfant à utiliser l’ordinateur dès le bas âge. Cela faciliterait beaucoup de choses chez l’enfant. Ça faciliterait une curiosité chez l’enfant ».
Le Soleil : « Cela nécessite que le parent soit lui aussi imprégné de l’importance des Tic… »
Souleymane Gomis : « Le parent est un adulte. Le bon parent, c’est celui qui sait discerner ce qui est bien et ce qui est mauvais. Savoir transmettre ce qui est bien à son enfant et lui apprendre ce qui est interdit. Une société sans interdit n’existe pas. Nous avons une société où les interdits sont bien des interdits. Il faut maintenant leur enseigner ce qui peut être favorable à leur développement intellectuel. Si le parent n’a pas cette culture, il y a d’autres personnes dans la société qui ont cette culture et qui ont pour devoir de former des citoyens. Je pense aux enseignants, aux ingénieurs, aux informaticiens »
Le Soleil : « A côté des nouvelles technologies, il y a également la télévision, souvent utilisée par les enfants. Que doit-on faire ?
Souleymane Gomis : "La télévision, c’est d’abord un outil d’information et de culture. Il y a maintenant des programmes qui ne sont pas achetés. Ils ont été étudiés par des gens qui ont une certaine maturité dans le domaine de la communication et
de l’information. Je pense par exemple aux journalistes qui proposent ces émissions. Ce ne sont pas des enfants, mais des adultes qui ont une certaine capacité de discernement. Ils doivent pouvoir choisir ce qui est bon pour les
enfants de leur peuple. Je ne me fais pas de doute qu’ils doivent être capables de le faire. Autrement ils n’ont pas une place là où ils sont."
Le Soleil : D’une manière générale, ne pensez-vous pas qu’il faudrait apprendre les enfants à décrypter les messages télévisuels ?
Souleymane Gomis : "C’est ignorer la capacité de l’enfant quand on parle comme ça. L’enfant sait déchiffrer les messages à travers les images. Ce n’est pas pour rien qu’ils s’accrochent quand ils voient les émissions qui passent après 17 heures. Regarder les télévisions après 17 heures. Partout, ce sont des émissions pour enfant qui sont diffusées. Les enfants sont très accrochés à ces émissions. Je ne minimise pas la capacité de l’enfant à déchiffrer, à comprendre les messages télévisuels. Je me dis tout simplement, pour ceux qui proposent des messages télévisuels, d’associer d’autres spécialistes de la question pour examiner ensemble les impacts que les émissions peuvent avoir sur l’enfant. D’essayer de comprendre comment l’enfant lui-même cerne ce message. Comment il le vit ? Comment il le transmet en termes d’action dans la société ? Je suis persuadé que les enfants ont une capacité très développée de perception de lecture de messages plus avancée que certains adultes dans la société."
Le Soleil : Cela ne nécessite-t-il pas une collaboration entre les différents acteurs ?
Souleymane Gomis : "Une collaboration entre les gens qui approchent les enfants est nécessaire. Le monde de l’enfant est un monde d’émotion de jouissance qu’il faut réorienter. L’enfant est construit en permanence comme l’adulte. J’avoue que nous avons une société très équilibrée qu’il faut bien orienter encore. Au passage, il faut féliciter nos parents et nos arrières grands-parents qui ont réussi à transmettre à côté des valeurs un savoir faire technique que nous apprenons par le biais de l’école que nous avons héritée de la colonisation. Grâce à eux, nous sommes restés nous-mêmes."
Le Soleil : Est-ce que les parents d’élève et les enseignants ne doivent pas aussi renforcer leur collaboration ?
Souleymane Gomis : "Les parents et les enseignants ont toujours collaboré. Voilà deux entités qu’on n’a jamais séparées. Les gens pensent souvent qu’entre parents et enseignants la collaboration est toujours difficile. D’aucuns pensent qu’il y a rupture. C’est faux. Parents et enseignants ont toujours coopéré, mais dans des circonstances très difficiles. Bien avant l’introduction de l’école française, les parents et les maîtres coraniques avaient des échanges, alors on sait le pouvoir dont disposent les maîtres coraniques. Dans les écoles françaises, parents et enseignants coopèrent. Les parents amènent leurs enfants quand ils ont l’âge de s’inscrire, ils continuent à les suivre quand ils rentrent à la maison le soir, selon leurs moyens et leur capacité intellectuelle. Les enseignants ont toujours bien reçu ces enfants. Ceux-ci rentrent à la maison avec des exercices que les parents contrôlent. Maintenant, s’il s’agit des échanges verbaux matin et soir, personne n’a le temps. Les parents sont des travailleurs qui sont dans d’autres secteurs. Un médecin chirurgien qui est en train d’opérer dans les hôpitaux ne peut pas être dans l’établissement de son enfant matin et après-midi. Ce n’est pas possible. Chacun, dans la société, a son domaine de compétence. Ce qui est valable pour le médecin l’est pour les commerçants, les paysans."
Le Soleil : Même si les parents et les enseignants jouent leur rôle, ne pensez-vous pas que la rue peut aussi influencer les enfants ?
Souleymane Gomis : "La rue est une autre instance d’éducation de l’enfant. On retrouve souvent les enfants qui ne partent pas en colonie de vacances en train de jouer. Pendant l’année scolaire, après les cours, avant de se mettre à table pour les exercices, ils sont dans la rue. A côté de la rue, il y a les associations qui participent. Il y a aussi les écoles coraniques. On n’a pas besoin de formaliser ces instances. La rue constitue l’instance meilleure d’éducation. C’est presque une sorte de jungle où les lois sont dictées par ceux qui pensent qu’ils ont des capacités
intellectuelles ou physiques qu’ils peuvent imposer aux autres. Chacun arrive avec les moyens dont il dispose pour proposer sa loi. S’agissant des écoles coraniques, ils reprennent le relais de l’école aussitôt, les mercredis après-midi ou pendant les vacances. Si vous allez dans les quartiers, il y a actuellement beaucoup de moniteurs coraniques."
Le Soleil : Mais les parents ont de plus en plus peur à cause des viols sur les enfants perpétrés par des maîtres coraniques…
Souleymane Gomis : "L’affaire du marabout Thierno de Ziguinchor doit nous donner une bonne leçon dans le pays. Est-ce que nos maîtres coraniques sont vraiment des personnes aptes à faire ce travail ? Autrement dit, est-ce qu’ils recouvrent les qualités éthiques d’un individu qui a un savoir spirituel et qui est là au nom de Dieu ? Est-ce que ces personnes sont intellectuellement aptes à enseigner le livre saint. Il ne s’agit pas de maîtriser quelques versets coraniques. Il doit y avoir des structures de contrôle de compétence, mais aussi des structures de contrôle d’individus vertueux, qui ont vraiment la vertu d’enseigner le Coran."
Source : Journal, Le Soleil, DAKAR- Sénégal
12:20 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





