09/10/2006
Léopold SEDAR SENGHOR et La Négritude
Il y a cent ans naissait Léopold Sédar Senghor, de ce fait, plusieurs manifestations ont eu lieu au Sénégal, en France, et dans toute la Francophonie ce lundi 9 octobre 2006 pour célébrer, cinq ans après sa mort, le centenaire de la naissance de Léopold Sédar Senghor.
Qui est réellement cet homme ? C’est un africain rassuré avant tout- un homme politique puis qu’il fut le premier Président de la République du Sénégal après les indépendances en 1960.C'est un poète – un écrivain et membre de l’Académie Française.
Tout commence dès les années 30, avec notamment le Guyanais Damas, le Martiniquais Césaire, et le jeune étudiant sénégalais Senghor. Tout s'est déroulé à Paris, avec la naissance de la théorie de la Négritude qui, deviendra au fil des ans l'élément moteur du combat des écrivains de la Caraïbe et de l'Afrique.
De cette Négritude, Senghor a donné l'une des définitions les plus explicites dans L’Etudiant noir: «La Négritude est la simple reconnaissance du fait d'être Noir, et l'acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture».
Son humanisme et sa défense des cultures et plus particulièrement celles d’Afrique l’ont fait connaître au monde qui rend unanimement en cette année du centenaire de sa naissance, un hommage mérité à un grand génie du 20e siècle. Que retiendrons-nous de cet homme ? Qu’a-t-il fait ou laissé au juste comme réalisations pour le Sénégal et plus particulièrement nous les sénégalais ?Ce sont entre autre des réalisations tout d’abord culturelles et artistiques :avec l’organisation du premier Festival Mondial des Arts Nègres en avril 1966 à Dakar. C’est ainsi que Dakar accueilli des expositions d’artistes célèbres tels que, Picasso, Manessier et Soulages. La construction du Théâtre national Daniel Sorano à Dakar, la création de la Manufacture nationale de tapisseries (actuelles Manufactures sénégalaises des Arts décoratifs), de l’Ecole d’Architecture et d’Urbanisme, l’Ecole nationale des arts, les Nouvelles éditions africaines,NEA L’école de danse Mudra Afrique
Il a écrit : Chants d’ombre 1945 ; Hosties noires 1948) ; Chants pour Naett 1949 Éthiopiques 1956, Nocturnes 1961,Élégie des alizés 1969, Lettres d’hivernage 1973….Je rends un grand hommage à cet homme qui a tant fait pour son pays et notamment pour tout le continent africain. Cet homme qui défend les vraies valeurs de la civilisation africaine – la « Glorification » de la culture africaine comme il le dit – le retour sur soi-même et l’ouverture et j’en passe. Redoutant la division des pays africains et il avait créé le mot “ balkanisation ”, un néologisme sur le morcellement de l’Afrique en petits territoires étatiques.
Que reste t-il de la Négritude de ce 21éme siècle?
Pour Léopold Sédar Senghor, la vie s’est arrêtée le 20 décembre 2001 dans la ville de Verson (France) où il s’était retiré au lendemain de son historique départ du pouvoir en 1981
Lamine
22:20 Publié dans Hommage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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