18/05/2009

Comment piquer de l’argent dans la caisse du Peuple en Afrique ?

Comment se servir des biens publics sans être vraiment inquiété ? La réponse est d’être tout simplement un « Président ».

Se croyant être au dessus de tout et considérant qu’il en dispose légalement les droits, certains chefs d’Etat africains n’hésitent pas à se payer le luxe pour satisfaire leurs désirs au risque et péril de voir son peuple mourir de faim – de souffrir de la malnutrition…..

Sont-ils vraiment aveugles à tel point qu’ils confondent l’argent public et leur propre tirelire ?

Pas si sûr en tout cas.

Pourquoi le parquet sous les ordres de l’Elysée a fait appel ? C’est parce que la Françafrique, ce concept, marche super bien. Ce concept où chacun tente ça et là de garder les bonnes relations, les Bolloré – les Bouygues- Aréva-Total…. Concept aussi où les intérêts individuels priment au détriment des intérêts publics. Le seul perdant dans cette affaire c’est le peuple africain. La preuve, le rebondissement dans l’affaire dite des "biens mal acquis" des chefs d’Etat du Gabonais, Omar Odimba Bongo, du Congo, Denis Sassou-Nguesso, et de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema.

Bons prêcheurs de la bonne gouvernance dans leurs discours sans pourtant en savoir réellement les exigences de celle-ci qui sont entre autre :

*      Le système politico – administratif

*      Le système économique

*      La société civile…..

Ces présidents n’ont rien compris des dimensions de la bonne gouvernance à savoir la réduction des dépenses étatiques, la responsabilité du service public autour d’un facteur majeur, la corruption, la transparence fiscale, l’information, la bonne information….

En France, le client est  Roi  mais en Afrique, ce n’est pas lui mais la personne qui est derrière le comptoir, l’agent public, le Mamadou. Quel paradoxe !

Il ne s’agit pas d’abord de punir ce Mamadou qui voit plus gros que son ventre mais d’attaquer les vrais instigateurs de ce fléau, je veux nommer les politiques.

Comment régler les brouilles que nous constatons de nos jours entre les contribuables du Nord qui ont raison de chercher à connaître comment sont dépenser leurs sous et certains chefs d’Etat africains ? Pour moi c’est d’abord régler le problème de ce concept, la Françafrique.

Contrairement en France, où la liberté semble être un droit acquis. La transparence et la droiture sont des vertus affichées. En Afrique, il est hors de rêve ou de question d’aller fouiller dans les affaires d’un président. C’est un « crime » de lèse-président ».

 

Comment permettre ou comment faire comprendre à ces présidents que la bonne gouvernance est porteuse d’un Développement humain durable au profil des populations souvent déshéritées ?  Pour moi, c’est de les virer tous….facile à dire……Et Comment ?..... Et si le peuple ? était complice comme celui du Gabon où en Janvier 2009, Oui 2009, au 21e siècle tout juste, la Poste gabonaise sortait un timbre commémoratif portant l’inscription suivante en lettre d’or S’il vous Plait « Omar Bongo Odimba. Quarante et un an de paix ». Elle n’est pas belle la vie……en lisant ça…..

 

 

Lamine

Ecrire un commentaire