24/07/2009
Les politiques Africains face à leurs Institutions respectives.
Entre les Institutions judiciaires, la Démocratie et surtout la Constitution et les Politiques africains, je me demande, qui joue les faux tours. Qui trahit Qui ? Qui respecte Qui ? Qui dictent quoi et Qui ? Qui est au dessus de Qui ? Qui reste au dessus des Lois ? Enfin Bref !!!
Pas vraiment amusant de s’y retrouver, car la langue de bois fait défaut.
Depuis la série des indépendances, le continent africain est miné par des séries de coups d’Etat. La dernière ou les dernières en datent :
En Mauritanie : Le président démocratiquement élu, Sidi Ould Cheikh a été éjecté comme un pilote de chasse voyant son F16 prendre feu par des militaires, qui par coïncidence ou paradoxalement disent vouloir instaurer la démocratie dans ce pays. Pour qui ils se moquent ces militaires dépourvus de bon sens vis-à-vis de leur devoir de neutralité et surtout de leur devoir de Réserve. Le peuple n’est pas du genre à duper, car ces derniers n’ont pris le pouvoir que parce que le Président malheureusement déchu voulait les limoger en raison des blocages et des complots qu’ils ne cessaient d’effectuer au sein de l’appareil de l’Etat et de l’Assemblée nationale. C’est ça la Vérité et non leurs âneries qui ramèneront toujours ce pays en arrière.
En guinée, le nouvel homme « fort ? » comme on le dit dans les journaux africains, Moussa Dadis Camara avoue que la prise du pouvoir par l'armée est « un acte de civisme qui répond à la volonté de sauver un peuple en détresse » et qu’il n'avait « aucune ambition de s'éterniser au pouvoir ». et il rajoute pour finir ou pour boucler la boucle que « La prise du pouvoir sous entendu par l'armée, c'est une transition pour des élections transparentes et libres en décembre 2010». En fouillant un peu à l’histoire politiquement malheureuse de ce pays, je me suis aperçu que les propos de ce nouvel homme « fort ? » ressemblent étrangement à ceux de Sékou Touré. Est-ce une simple coïncidence ou le destin ?
Madagascar : C’est aussi un putsch car le pouvoir actuel est non issu des usures, ou de la volonté du peuple, par le peuple et pour le peuple. Ce pouvoir, au contraire a été imposé par la force Militaire.
Au faite que prévoir la Constitution dans ces pays que je viens de citer ?
Celle-ci est très claire et simpliste par exemple en Guinée, c’est le Président de l’Assemblée Nationale qui doit remplacer le Président et, a, l’obligation d’organiser une élection présidentielle dans les 60 jours.
Est-il respecté le processus électoral dans tous les cas?
A quoi sert la Constitution en Afrique ? Si ce n’est qu’une simple et malheureuse décoration du « PPAS » Paysage Politique Africain Structurel.
Quel rôle joue la France dans ces pays ? Quelle part de responsabilités a-t-elle ?
Par exemple en Madagascar, Marc Ravalomanana n’a pas tout à fait tord en affirmant que la France veut recoloniser cette boue de terre. La France a toujours joué un rôle nocif dans cette partie de l’Afrique. Pour ce faire, elle joue sur tous les tableaux en soutenant le pouvoir en place et en même temps que ses entreprises soutiennent des rebellions de toutes sortes. Aller chercher pourquoi le Directeur d’AREVA au Niger avait été expulsé du pays. En cherchant, vous comprendriez mieux que moi la duplicité de la politique Française en Afrique et ces relations mystérieuses, la Françafrique en témoigne. N’existerait-il toujours pas une cellule africaine à l’Elysée ? Ce groupuscule et non ce groupe de collaborateurs proche du Président de la République chargés de veiller à la sauvegarde des intérêts de la France en Afrique. Il n’est pas interdit à celle-ci de défendre ses intérêts mais que cela se fasse dans le territoire Français et non chez les autres. « Passez-moi l’expression » que le « sale boulot » se passe en France et non dans les Etats souvent dépourvus de force et de résistance. C’est une forme de lâcheté, vais-je.
Que peut faire l’Union Africaine face à cette situation ? Déjà le mot « Union » n’est pas approprié. Ces Etats qui se proclament « Union Africaine » n’ont pas vraiment à mes yeux la qualification du Mot « Union ». Je dirai que c’est une « Union » dans la désillusion, et dans le désespoir ou le désenchantement d’un continent à boue de souffle et le tout sous l’hypocrisie de la France et surtout de la Communauté Internationale, notamment ONU et son Conseil de Sécurité.
L’Union Africaine, à part condamner les putschs, son autorité est largement remise en cause car elle n’a aucun moyen contraignant face aux putschistes.
Au vu de cela, on sent un réel et profond malaise dans les institutions Africaines.
Pas de soutien entre eux, pas de solidarité, rien et rien. C’est la formule célèbre du « Chacun pour soi et DIEU pour tous », vérité ou mensonge ? Sachant que nous vivons dans un monde dit, globalisé. Rien ne peut se décider sans la consultation de son voisin, ou de son proche ami. L’Union Européenne et Les USA ont compris cela, et ont décidé de signer des accords ou des pactes d’intérêts communs.
L’exemple du Zimbabwe témoigne de tout le mépris que certains pays d’Europe ont des dirigeants nationalistes africains et notamment des nos institutions. Comme on dit « plus c’est simple, plus c’est efficace », ici ce dernier est très simple car il déstabilise d’avantage le pays pour un résultat vraiment incertain et très douteux. Et cela marche à tous les coups. C’est une très bonne recette politique dite la « Théorie du Chaos ». C’est irritant et inconfortable pour la personne ou pays qui vit cela
Tout ce que nous avons entendu à la radio, à la TV, c’était simplement de la pure propagande menée par les « grandes » agences de presse occidentales autour du Président Mugabe.
Pourquoi ?
D’une part, quand vous dites la vérité, vous dérange tout simplement.
D’autre part, parce qu’il a décidé d’établir une certaine vérité en appliquant une politique agricole favorable aux zimbabwéens contre les grands propriétaires terriens britanniques, australiens et autres. J’attends par Zimbabwéens, tout le peuple qu’il soit Noir ou Blanc. Le plus important, c’est qu’il faut que le monde s’y retrouve. Cela s’appelle de la Solidarité et surtout de l’Egalité entre les peuples et Nations.
Les pays occidentaux se soutiennent mutuellement car c’est de l’intérêt de la plupart de ces pays que l’Afrique reste divisée et isolée. D’où l’expression « diviser pour mieux régner »
Il y a une chose qui me scandalise vraiment face au cynisme des grandes puissances, c’est que les pays africains n’ont pas le droit à l’erreur face à leurs obligations. Exemple, vous vous souvenez toujours de la guerre en Irak, où lorsque Bush fils mentait et trompait les Nations Unies pour terminer le sale boulot de son père Bush, après avoir reconnu ses bêtises, aucun pays européen ne réclame sa démission. Mais lorsqu’il y a une épidémie de cholera au Zimbabwe par exemple ou dans d’autres pays, peu importe, certains d’entre eux exigent la démission du Président légalement élu. C’est lamentable !
Et le malheureux dans tout cela, c’est l’acceptation systématiquement de ces informations venues d’ailleurs par le peuple africain. Peuple souvent désinformé hélas.
Pour répondre à la question « Qui est au dessus de Qui » entre les Institutions et les politiques africains ?
Je vais faire un flash back sur un pays que je connais parfaitement et dont je suis né, il s’agit du Sénégal. Le 27 février 2000 et le 19 mars 2000, seront toujours marqués dans la mémoire des hommes et femmes sénégalais. Car l’année 2000 a conduit à l’arrivée du PDS du président Abdoulaye au pouvoir par une alternance politique exemplaire saluée par le monde entier. À sa prise de pouvoir, le président Wade a supprimé le Sénat, le Conseil économique et social, et réduit le mandat de président de la République de 7 à 5 ans. Il avait de même crée un CRAES (Conseil de la République pour les Affaires Economiques et sociales). Depuis les institutions n’ont cessé d’être attaquées. Et pour enfoncer le clou, il a recrée le Sénat, supprimé au paravent, ramené le mandat présidentiel à 7 ans en violant la Constitution sénégalaise, réduit au paravent, supprimé le CRAES et a recrée le Conseil économique et social supprimé au paravent. Cela s’appelle « faire ou passer du coq-à-l’âne ». C’est vraiment du délire. Cela peut exister qu’en Afrique et nulle part ailleurs. C’est vraiment mais vraiment du n’importe quoi.
Au vu et su de toutes ces manipulations, comment voulez-vous que les pays occidentaux respectent nos institutions ?
Une chose encore plus ahurissante, stupéfiante, pour régler ces différents internes au PDS, le régime de Wade n’hésite pas à manipuler et à violer la constitution sénégalaise. C’est le cas par exemple sur la modification de la Constitution uniquement pour évincer Macky Sall de la tête de l’Assemblée Nationale. C’est le « must ».
C’est Quoi la situation actuelle au Sénégal et dans pas mal de pays d’ailleurs ? C’est tout bonnement le résultat d’un incroyable amateurisme, et d’un affairisme brutal dans la gestion de l’Etat sénégalais depuis 2000.
Il y a beaucoup de choses à faire et cela ne pourra se passer qu’en changer nos mentalités en manière de gestion Etatique (Institutions – Bonne gouvernance….).
Il nous faudrait une plus large solidarité entre Etat par biais l’intégration régionale sinon nous sommes (Africains) condamnés à quémander. C’est inacceptable au vu de ce qu’égorge en matière de richesse notre continent.
Lamine
08:09 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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